The TitleLe Titre
DedicationDédicace
Programme NotesNotice de programme
Durachaconne for saxophone is dedicated to the memory of Lawrence Pfiefer, the composer's uncle. The work is part of a series of chaconnes for solo saxophone that the composer commissioned for concerts and a recording. The subject of the chaconne is taken from the composer's music for Marguerite Duras's La Maladie de la Mort. The initial theme is tonally unstable, centred around the interval of the minor second. After exposing the theme, there are sixteen variations and a brief coda.
Durachaconne pour saxophone est dédiée à la mémoire de Lawrence Pfiefer, l'oncle du compositeur. L'œuvre fait partie d'une série de chaconnes pour saxophone seul que le compositeur a commandé pour des concerts et un enregistrement. Le sujet de la chaconne est tiré de la musique de scène que le compositeur a écrite pour La Maladie de la Mort de Marguerite Duras. Ce thème est instable, centré sur l'intervalle d'une seconde mineure. Après l'exposition du thème, il y a une série de seize variations et un bref coda.
The Minor Second Harmonic Character La Seconde mineure Caractère harmonique
Form & Structure Forme & Structure
The chaconne subjects its theme to continuous variation while maintaining the underlying harmonic sequence. Wehage's Durachaconne follows this model strictly: a tonally unstable theme centred on the minor second, sixteen variations, and a brief coda. At a duration of approximately four minutes, the pace of variation is rapid — roughly one variation every fourteen seconds on average — creating an effect of relentless forward pressure against a fixed harmonic anchor.
La chaconne soumet son thème à des variations continues tout en maintenant la séquence harmonique sous-jacente. La Durachaconne de Wehage suit fidèlement ce modèle : un thème tonalement instable centré sur la seconde mineure, seize variations et un bref coda. Pour une durée d'environ quatre minutes, le rythme des variations est rapide — environ une variation toutes les quatorze secondes en moyenne — créant un effet de pression inexorable vers l'avant contre une ancre harmonique fixe.
The Duras Connection La Connexion Duras
La Maladie de la Mort (1982) is one of Duras's most extreme and compressed late works: a short prose text — somewhere between novella, prose poem, and theatre piece — in which a man pays a woman to spend nights with him, in an attempt to discover whether he is capable of love. He cannot love; he is afflicted by what Duras calls the disease of death. The woman, unnamed, sleeps. He watches. Voice and silence alternate with a relentlessness that the chaconne form mirrors perfectly.
The work has been staged frequently as theatre, with the text read aloud over a sleeping actress — a format that brings it close to the territory of Nevers. Wehage's incidental music for a production of La Maladie de la Mort provided the theme that became the Durachaconne: the minor second, unresolved and obsessive, is the sonic equivalent of the man's condition — he circles the woman he cannot reach, just as the interval circles the stability it cannot find.
The Durachaconne is thus doubly connected to Duras: through the portmanteau of its title, and through the direct derivation of its theme from Wehage's Duras music. Alongside Hommage à Duras (the solo saxophone piece drawn from the incidental music for Nevers), it constitutes a second significant engagement between Wehage's compositional voice and Duras's literary one.
La Maladie de la Mort (1982) est l'une des œuvres tardives les plus extrêmes et condensées de Duras : un court texte en prose — à mi-chemin entre le roman court, le poème en prose et la pièce de théâtre — dans lequel un homme paie une femme pour passer des nuits avec lui, afin de découvrir s'il est capable d'amour. Il ne peut pas aimer ; il est atteint de ce que Duras appelle la maladie de la mort. La femme, sans nom, dort. Il regarde. La voix et le silence alternent avec une implacabilité que la forme de la chaconne reflète parfaitement.
L'œuvre a souvent été montée au théâtre, le texte lu à voix haute au-dessus d'une actrice endormie — un format qui la rapproche du territoire de Nevers. La musique de scène de Wehage pour une production de La Maladie de la Mort a fourni le thème qui est devenu la Durachaconne : la seconde mineure, non résolue et obsessionnelle, est l'équivalent sonore de la condition de l'homme — il tourne autour de la femme qu'il ne peut atteindre, tout comme l'intervalle tourne autour de la stabilité qu'il ne parvient pas à trouver.
La Durachaconne est ainsi doublement liée à Duras : par le jeu de mot de son titre, et par la dérivation directe de son thème de la musique Duras de Wehage. Aux côtés de l'Hommage à Duras (la pièce pour saxophone solo tirée de la musique de scène pour Nevers), elle constitue un second engagement significatif entre la voix compositionnelle de Wehage et la voix littéraire de Duras.